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Le 1er programme sous licence Creative Common

Creative Commons License

Licence_creative_common Avec l'appui des acteurs lyonnais du secteur du numérique, un programme intitulé Lyon, capitale européenne du numérique est publié sur ce blog sous licence Creative Common , licence inspirée par les licences libres, les mouvements open source et open access.

Ce programme sera enrichi jusqu’au 9 mars 2008 par les contributions de citoyens lyonnais et de professionnels des TIC. Pour participer, il suffit d'envoyer vos écrits à cette adresse mail.

Parce que les projets sont plus importants pour Lyon que les joutes partisanes, tous les candidats participant aux élections municipales de Lyon ont la possibilité de s'approprier ce programme à la condition de nous contacter au préalable.

Donner un label municipal aux lieux d’accès public à Internet

Alors que le Forum des droits sur l’Internet fait part d’une demande croissante de structuration de l’accès public à Internet en demandant un véritable « service public de l’internet », la ville de Lyon, pionnière dans ce domaine depuis longtemps pourrait prendre l’initiative, en concertation avec les services du gouvernement (Délégation aux Usages de l’Internet), de mettre en place une labellisation de ces lieux d’accès aux savoirs, aux services public, à l’emploi et à l’alphabétisation numérique. Cela permettrait de répondre à certaines exigences en matière de droit, d’équité et de qualité de service.

Premières réactions des candidats au programme sous licence Creative Common

Voici les réactions au programme numérique sous Licence Creative Common lancé le 25 Janvier.

A ce jour,
- Aucune réaction de Dominique Perben.
- Gérard Collomb a proposé de discuter de ce programme. Nous sommes dans l'attente d'une date de rdv.

Lyon, cité des savoirs

Par JT

Les modes de production des savoirs sont restés jusqu'à il y a peu asymétriques
: producteurs et utilisateurs étaient séparés. Le savoir descendait vers un individu à former, éduquer.

Sans préjuger de l'avenir réservé à ce mode de production du savoir, l'introduction massive des technologies numériques permet de remettre en question ce schéma, de subvertir toute l'économie de la production des savoirs.

L'individu peut-être tout à la fois l'auteur et l'utilisateur des connaissances produites. Sans que ce va-et-vient ne soit limité dans le temps.

On propose de s'appuyer sur le développement des outils collaboratifs du Web 2.0 pour créer un espace de connaissance où tout un chacun pourra apporter sa contribution, la partager avec les autres. A terme, ce mode de production des connaissances implique la création de représentations mentales communes, ferment de lien social.

C'est clairement dans la sphère culturelle que nous pourrions innover. Ainsi, mettons en réseau toutes les ressources documentaires et culturelles que recèlent les institutions culturelles de la communauté urbaine afin que l'usager puisse avoir à disposition tout ce patrimoine documentaire. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Dans un deuxième temps, faisons appel à des réseaux associatifs, à des individus pour signaler et indexer ces documents.

Par exemple, on pourrait développer un site où à propos d'évènements ou de micro-évènements clairement identifiés (évènements politiques, sociaux,économiques, évènements sportifs, ...)l'usager serait amené à livrer sa mémoire des faits, son expérience. L'intérêt réside ici dans la construction et le partage d'une représentation collective du dit évènement.

A un niveau plus spécialisé, cet appel à la collaboration du public permettrait un signalement des collections patrimoniales dans les institutions culturelles et une analyse de ces ressources. Car nul n'ignore que de nombreux "fonds"
dorment sans être inventoriés, sans être mis à la disposition du public.

La crainte des professionnels -archivistes, bibliothécaires, conservateurs de
musées...- d'être dépossédés d'une partie de leurs missions pourrait être contournée en mettant l'accent dans leurs fonctions sur la validation des contenus produits.

Ainsi ces savoirs créés permettraient l'échange inter-générationnel et la transmission d'une mémoire collective pleinement assumée, et à terme une intelligence collective.

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Education critique aux nouveaux médias

Lyon, ville éducatrice ? Après avoir accueilli un « congrès mondial des villes éducatrices », quelles sont les retombées concrètes pour Lyon en matière  d'éducation ? S'il est bien un domaine totalement laisser de côté et pourtant ô combien important c'est celui de l'éducation critique aux nouveaux média. Après la mort regrettable de l'excellent « Arrêt sur image », il existe une place pour que les villes investissent ce champ immense : sensibiliser et former les parents aux opportunités et aux risques de l'Internet, du mobile et des jeux vidéo.

Construire un quartier Ecopolis

Le rapport Attali préconise dans ses « mesures fondamentales » de construire des villes et des quartiers d'au moins 50 000 habitants intégrant technologies vertes et technologies de communication. Au lieu d’imaginer des « Futuroscope du numérique » très coûteux, au modèle économique introuvable et aux contenus improbables, il semble plus utile d’imaginer et construire un quartier numérique expérimental où la technologie serait intégrée de façon globale et transparente dans tous le projet social et urbain: bâtiments intelligents, accès au très-haut débit dans les logements sociaux, réseau sans-fil extérieur pour les citoyens et les services publics urbains (bus, police, voirie…). Cet éco-quartier serait un lieu d’expérimentation des fameuses cleantechs.

Créer une boucle locale 100% hertzienne reliée à Lyonix

Par C.E

Dans le cadre des offres très haut débit de type FTTH, les couts du génie civil et l’accès aux réseaux existants (égouts, ….) sont les facteurs nécessaire pour le déploiement des opérateurs induisant une un panel d’offres limité aux opérateurs « important » . Les évolutions de la technologie font qu’il est désormais possible de passer outre les contraintes « physiques » pour le réseau de collecte en utilisant les technologies hertziennes de haut niveau qui assure la « continuité optique ».

Le projet serait donc de créer une boucle locale 100% hertzienne reliée à Lyonix, assurant la continuité optique, couvrant une grande partie de la ville et mise à disposition à l’ensemble des opérateurs. Bref la création d’une boucle locale à capacité « fibre » pour des couts diminués par un facteur 10.

Ceci permettra de favoriser l’émergence d’offres concurrentielles très haut débit, de rendre ce marché accessible aux opérateurs locaux ne bénéficiant pas de possibilité d’investissement nécessaire au déploiement d’une boucle fibre donc  de disposer de ce type d’offre pas seulement dans les quartiers « privilégiés » et de répartir les privilèges de « premier entrant » dans les accès aux immeubles.

Bref, pour la ville de Lyon, de favoriser la concurrence, d’étendre les zones de service pour des investissements limités.

Des espaces numériques de travail pour les écoliers et leur famille

Equiper et connecter les écoles est un premier pas important. Créer une véritable communauté éducative en ligne nécessite l’intégration d’espaces numériques de travail dans les écoles afin d’interconnecter les élèves, les instituteurs et les parents.
Devoirs en ligne, carnets de note partagés, ressources éducatives en ligne pour l’enfant et sa famille (encyclopédies). Il y a là un vaste chantier.

Ouvrir des centres de ressource thématiques sur l’accès communautaire à Internet

Lyon est depuis 1997 une ville précurseur dans l’accès public à Internet avec des lieux de référence comme la MJC Monplaisir, Red REN, le Centre ICOM, le réseau des PIMMS, les espaces multimédia des bibliothèques, etc. Si la fracture numérique s’est considérablement réduite, l’accès communautaire reste une réalité importante du paysage internet local car ces espaces multimédia sont des lieux d’apprentissage pour les plus exclus, des lieux de rencontre, d’échange de savoir-faire et de production, de lien social. L’année 2009 sera l’année de la e-inclusion dans l’agenda européen de Lisbonne et Lyon devrait capitaliser son savoir-faire dans ce domaine pour ouvrir des centres ressources thématiques sur l’accessibilité, le handicap, l’accès à l’emploi et aux services publics, l’accès aux ressources culturelles, la formation aux logiciels libres.

Soutenir les projets de lieux d’accès public dans le Grand Lyon

La politique de soutien aux lieux publics d’accès à Internet devrait être évaluée et dupliquée à l’échelle communautaire car il n’est pas équitable que les petites communes ne bénéficient pas des richesses de l’accès communautaire public. Dans une agglomération, l’accès équitable aux ressources électroniques, à la formation et à l’apprentissage numérique fait partie d’une stratégie d’aménagement du territoire.

Orienter l’innovation technologique vers le développement durable en accueillant TIC 21

On parle beaucoup des « cleantechs » comme la nouvelle panacée. Mot fourre-tout, qui à l’avantage d’associer la technologie (c’est toujours branché) à la propreté (c’est durable) sans dire de quoi on parle. Mais concrètement que propose-t-on ? Les réseaux du monde de l’Internet et des TIC et ceux du développement durable on commencé à se croiser, à se rencontrer. C’est notamment le cas de TIC 21, Forum international sur le développement durable et des TIC qui se réunit chaque année et qui est en pointe sur cette question. Il serait judicieux d’accueillir leur rencontre annuelle à Lyon et lancer un agenda 21 du numérique qui intègre la dimension durable dans les choix numériques : principe de précaution pour les réseaux Wi-fi, filière de réemploi du matériel informatique, bâtiments intelligents, développement de la filière domotique et des TIC au service de l’efficacité énergétique.